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LVMH-Tiffany: A look back at the record acquisition of the French luxury goods champion. (EN/FR)

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"It is an emblematic brand, an icon of America which thus becomes a little French", Bernard Arnault, the president of LVMH, is pleased to announce.


2019 : The talks about this acquisition were launched...


At the end of October 2019, LVMH and Tiffany announced that they had entered into discussions, considering the takeover of the jeweller Tiffany by the group of Frenchman Bernard Arnault. Following this interest from the giant LVMH, Tiffany's share price skyrocketed and the share closed at $127 on 1 November 2019 on Wall Street. Despite this, the Swiss jeweller Richemont holding Cartier and Van Cleef & Arpels made it public that it was not interested in acquiring the American jeweller.


LVMH initially proposed an offer valuing Tiffany at $14.3 billion (€13 billion), for a unit share price of $120.

At first glance, Tiffany's board of directors considered this amount too low and renegotiated the acquisition price at $16.2 billion, which accounted for $135 per share. Quickly, LVMH accepted this price without considering its renegotiation, which took place later...


The evolution of the negotiations and their complications...


At the beginning of 2020, Tiffany took out a substantial loan in order to pay an exceptional dividend of $0.58 per share to its shareholders. As a result of this operation, two consequences appeared: Tiffany's earnings fell and Bernard Arnault wished to renegotiate the price of his buyout.


To do so, he first announced the abandonment of the plan to acquire Tiffany due to difficulties related to the health crisis, and then set up a renegotiation of the agreed price at the end of 2019. However, Tiffany's shareholders refused to be dispossessed and emphasized the calculation method chosen at the end of 2019. This was followed by legal proceeding initiated by Tiffany in the State of Delaware, which aimed at concluding a forced sale of Tiffany for the price initially agreed upon.


French Foreign Minister Jean-Yves Le Drian wrote a letter to the Delaware Court asking it to postpone beyond January 6, 2021 the hearing initially scheduled for January 5, citing U.S. threats of economic sanctions on French products.


On October 29th, Bernard Arnault announced his intention to proceed with the buyout of Tiffany & Co, which put an end to the legal actions initiated on the American side.

Meanwhile, negotiations decreased the share price demanded by Tiffany's management from $135 per share to $131.5, which satisfied both parties.


Conclusion :


It is thus after two months of tough negotiations that LVMH succeeds in obtaining a $474 million rebate on the $16.2 billion sale. This is the biggest acquisition in the history of the world leader in luxury goods, concluded for a record selling price in this field.



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LVMH-Tiffany : Retour sur l’acquisition record du champion français du luxe.


« C'est une marque emblématique, une icône de l'Amérique qui devient ainsi un peu française », se félicite Bernard Arnault, le président de LVMH.


2019 : Le début des pourparlers…


C’est fin octobre 2019 que LVMH et Tiffany annoncent avoir engagé des discussions envisageant le rachat du joailler Tiffany par le groupe du Français Bernard Arnault. Suite à cet intérêt du géant LVMH, le cours de bourse de Tiffany s’envole et l’action clotûre à 127 dollars le 1er Novembre 2019 à Wall Street. Malgré tout, le joailler suisse Richemont détenant Cartier et Van Cleef & Arpels fait savoir qu'il n'était pas intéressé.


LVMH propose dans un premier temps une offre valorisant Tiffany à 14,3 milliards de dollars (13 milliards d’euros), pour un prix d’action unitaire fixé à 120 dollars.

De prime abord, le conseil d’administration de Tiffany estime ce montant trop bas et renégocie le prix d’acquisition à 16,2 milliards de dollars soit 135 dollars par action. Rapidement, LVMH accepte ce prix sans laisser place à sa renégociation qui interviendra ensuite…


L’évolution des négociations et leur complication…


En effet, début 2020, Tiffany souscrit un emprunt substantiel afin de verser un dividende exceptionnel de 0,58 dollar par action à ses actionnaires. Suite à cette opération menée par la direction, deux conséquences se dessinent : le résultat de Tiffany baisse et Bernard Arnault souhaite renégocier le prix de son rachat.


Pour ce faire, il commence par annoncer l’abandon du projet d’acquisition de Tiffany en raison des difficultés liées à la crise sanitaire, puis met en place une renégociation du prix convenu fin 2019. Cependant, les actionnaires de Tiffany refusent de se voir déposséder et mettent en avant la méthode de calcul choisie fin 2019. S’ensuit alors une procédure judiciaire lancée par Tiffany dans l’Etat du Delaware visant à conclure une vente forcée de Tiffany selon le prix initialement prévu.


Le Ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian écrit au tribunal du Delaware une lettre lui demandant de repousser au-delà du 6 Janvier 2021 l’audience initialement prévue le 5 Janvier en invoquant les menaces américaines de sanctions économiques sur les produits français.


Le 29 Octobre, Bernard Arnault fait connaître son intention de bel et bien procéder au rachat de la société Tiffany & Co ce qui met fin aux actions judiciaires déclenchées côté américain.

Pendant ce temps, les négociations font passer le prix de l’action exigé par la direction de Tiffany de 135 dollars par action, à 131,5 dollars, ce qui satisfait les deux parties.


Conclusion :


C’est donc après deux mois d’âpres négociations que LVMH parvient à obtenir un rabais de 474 millions de dollars sur la conclusion de vente de 16,2 milliards de dollars. Il s’agit de la plus grosse acquisition de l’histoire du leader mondial du luxe, conclue pour un prix de vente record dans ce domaine.

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